Les épaves

Le secret des fonds marins, à la découverte des épaves

Les fonds marins de la Principauté ont livré plusieurs épaves antiques. Le Musée d’Anthropologie préhistorique de Monaco expose aujourd’hui une partie des objets remontés provenant de ces épaves.

L’épave A

En 1948, le plongeur Jacques Boissy déclare la découverte d’une épave antique dans le port de Monaco. Entre 1959 et 1962, le Yacht Club de Monaco explore cette épave, en très mauvais état, qui gît sur un fond très vaseux et peu profond. Les plongeurs remontent du matériel que Fernand Benoit, archéologue et directeur des Antiquités de Provence, étudie et publie.

Lorsque le Prince Rainier III de Monaco décide en 1965 d’aménager le port de Monaco au sud-ouest, là où se trouve l’épave, son sauvetage est programmé. Avec l’aide des plongeurs, des sapeurs-pompiers et des carabiniers, Danièle Mouchot remonte et achemine l’épave A au Musée d’Anthropologie Préhistorique. Informations décrites dans l’article de Danièle Mouchot, Conservatrice du Musée de Cimiez : « Un bateau Romain dans le port de Monaco », Les Dossiers de l’Archéologie n° 29, juillet-août 1978.

Il s’agit d’une corbita (bateau rond marchand romain) de 15m x 4m. Le matériel permet de dater cette épave du IIIème siècle ap. J.-C.

L’épave B

Cette épave est située à une profondeur de 40m environ, sur le plateau Saint-Nicolas. Sa découverte en 1949 correspond à la remontée d’une panthère en bronze déposée aujourd’hui au Musée d’Archéologie Nationale, Domaine National de Saint-Germain-en-Laye.

Une amphore gréco-italique de type Dressel 1 trouvée sur le site date l’épave d’environ 150 av. J.-C.

L’épave C

Elle est située plus loin que l’épave B, au large, à une profondeur indéterminée, sur le plateau Saint-Nicolas.

Datée de 100 à 25 av. J.-C., cette épave ne nous est connue que par une corne en plomb et quelques amphores.

L’épave D

Elle a été mise au jour en contrebas de l’ancien Tir aux Pigeons (Casino), à une profondeur inconnue. Outre des amphores, qui permettent de la dater de 150 av. J.-C., on a découvert sur les lieux une meule à main en basalte qui servait à l’équipage pour les besoins en farine et peut-être pour l’aiguisage.